El despertar del maquinista

A través de los entornados ventanillos podía ver la claridad del amanecer; la claridad de humo blanco de locomotora del amanecer. No quería encender la luz eléctrica; temía despertarla. Volvió con suavidad uno de los ventanillos. La cara de ella quedaba en lo oscuro; podía ver el reflejo turbio de la amanecida en la tabla de los pies de la cama de matrimonio; la masa de la silla, a la derecha, con su camisa caqui colgada del respaldo, junto a la ventana; también la azul y rara profundidad de la luna del armario. Decidió ponerse los zapatos en el pasillo. Al salir de la habitación recogió la camisa, el jersey mahón y el chaquetón de cuero. Cerro la puerta con cuidado; su mujer dormía profundamente. Dormiría hasta que el sol hiciera su primera presencia en la ventana. Ella se despertaba con el sol, no con la claridad del amanecer. Ella quedaba atrás en su sueno y a el le parecía seguir dormido aun después de lavarse en la cocina, aun después de salir a la calle y contemplar el metálico reflejo del asfalto mojado, aun después de asentar el estomago con la copa de orujo y el té de los madrugadores, hasta que estaba en la maquina, junto a la boca de fuego, esperando que la caldera cogiese presión y el compañero fogonero principiase la primera conversación de trabajo.

Bajaba las escaleras colocándose el chaquetón, haciendo el nudo simple de la bufanda. El portal estaba todavía cerrado. Maldijo, como siempre, al intentar abrir la puerta. Cuando lo consiguió, el sereno estaba enfrente de el. Se saludaron como amigos. Comentaron el frió de la noche.

-Ya se va acercando el invierno- dijo el sereno.
-Ya se va acercando- dijo el.

Le réveil du mécanicien

Par les petits volets entrouverts, il pouvait voir la clarté de l'aube, la clarté de la fumée blanche de la première locomotive. Il ne voulait pas allumer la lumière. Il craignait de la réveiller. Il ouvrit doucement un des petits volets. La figure de celle-ci restait dans l'ombre. Il pouvait apercevoir le reflet trouble de l'aurore sur le bois du pied du lit conjugal; la masse de la chaise à droite avec sa chemise kakie accrochée au dossier près de la fenêtre et aussi la profondeur bleutée de la glace de l'armoire. Il décida de se chausser dans le couloir. En sortant de la chambre, il reprit sa chemise, son pull en coton et son blouson en cuir. Il ferma la porte avec précaution. Sa femme dormait profondément. Elle allait dormir jusqu'à ce que le soleil fasse sa première apparition à la fenêtre. Elle se réveillait avec le soleil et non avec la lumière du jour. Elle restait plongée dans son sommeil, et lui par contre, il lui semblait qu'il continuait à dormir même après être sorti dans la rue et avoir contemplé longuement le reflet argenté du pavé mouillé; même après s'être calé l'estomac avec un petit verre de marc et avec le thé des lèves-tôts; jusqu'à ce qu'il se trouve dans la machine, près du foyer, attendant que la chaudière prenne de la pression et que monte la responsable de la chaudière et qu'il entame la première conversation sur le travail.

Il descendait les marches en enfilant sa veste, en nouant son écharpe. La porte d'entrée était encore fermée. Maldijo, comme toujours, proféra un juron en essayant d'ouvrir la porte. Quant il y parvint, le veilleur de nuit était en face de lui. Ils se saluèrent amicalement. Ils parlèrent du froid et de la nuit.

-L'hiver approche déjà, dit le veilleur de nuit.
-L'hiver approche déjà, repondit-il