Daimler Chrysler reprend en main sa filiale américaine

La situation financière et commerciale de Chrysler ne cesse de se dégrader, et de nouvelles pertes sont attendues au quatrième trimestre. Son patron, l'américain James Holden, est remplacé par l'allemand Dieter Zestche.

Daimler Chrysler a décidé de faire le ménage chez Chrysler. Deux ans jour pour jour après la mise en Bourse du groupe à peine fusionné, un Allemand a été chargé, vendredi 17 novembre, de redresser la marque américaine. Il s'agit de Dieter Zetsche, nommé président exécutif de Chrysler. Il remplace James Holden, l'actuel président évincé sans préavis par Jurgen Schrempp, le président du directoire de la maison mère. M. Zetsche de quelques mois d'ici à mars 2001, pour présenter un plan de relance du constructeur.

C'est la situation précaire de Chryler qui a incité Jurgen Schrempp à réagir au plus vite. Encore bien portante au moment du mariage en fanfare des deux géants, la marque se trouve aujourd'hui en mauvaise posture. Elle a affiché 579 millions d'euros de pertes opérationnelles au troisième et s'apprête à perdre à nouveau de l'argent sur les trois derniers mois de l'année. Les déboires de Chrysler ont d'ores et déjà un impact négatif sur le bénéfice d'exploitation du numéro trois mondial de l'automobile, qui a chuté de 80% au troisième trimestre.

L'action atteint ses plus bas niveaux historiques

Les turbulences suscitées par les difficultés de Chrysler ont accentué le recul du titre Daimler Chrysler. L'action a atteint, vendredi 17 novembre, son plus bas niveau depuis la fusion, à 48,80 Euros, avant de se reprendre légèrement. Depuis son sommet à la mi-1999 de 95,79 euros, l'action du troisième constructeur mondial a perdu la moitié de sa valeur, pour le plus grand malheur de Jurgen Schrempp, qui ne rate pas une occasion d'affirmer que son groupe est " sous-évalué ". Rolf Breuer, président du directoire de la Deutsche Bank, principal actionnaire de Daimler Chrysler (dont elle détient 11,9%) a déclaré vendredi qu'il n'était pas non plus satisfait du cours.

Daimler Chrysler is tightening its grip on its US subsidiary

The financial and commercial situation of Chrysler keeps on deteriorating, and new losses are expected in the fourth quarter. Its American boss James Holden, has been replaced by Dieter Zetche, a German.

Daimler Chrysler decided that it was time for a shake-up at Chrysler. Two years later on to the day the group was floated on the Stock-Exchanges shortly after the merger, a German was asked to turn around the American car maker. Mr. Dieter Zetche was appointed Chrysler's executive president, replacing James Holden, the president in office that was fired without notice by James Holden, the director of the board of the parent company.

Mr. Zestche has been given a few months time from now to March 2001, to come up with a reviving plan for the car maker. It was Chrysler's unsteady prospect situation that prompted James Holden to react as soon as possible. Things were still looking good for the car maker when the marriage of the two giants was trumpeted forth, but now Chrysler is in bad shape. It posted operational losses of 579 million Euros in the third quarter and is about to lose money again over the last three months of the year. Chrysler's setbacks have already had a negative impact on the operating profit of the third largest car maker in the world which plummeted 80% in the third quarter.

The turmoil of Chryler's difficulties have brought Daimler Chrysler's share further down. The shares reached their all time low on Friday November, 17th since the merger at 48.80 Euros before picking up slightly. Since its mid-1999 peak at 95.79 Euros, the shares of the third world car maker have lost half of their value to the detriment of Jurgen Schrempp who never fails to say that his group is "undervalued". Rolf Breuer, the president of the Dutch bank, the main shareholder of Daimler Chrysler (with a 11.9% stake) declared on Friday that he was not satisfied with the quoted price.